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28/09/2011

Voyage en Pays d'Aix...

posté à 20h45

Il est des émotions que seul le sport sait nous procurer… Les organisateurs de l’IronMan 70.3 Pays d’Aix l’ont bien compris.

C’était avec une joie non dissimulée que vendredi matin je prenais seul la route pour Aix-en-Provence. Moi qui apprécie tout particulièrement l’endroit je me réjouissais de m’y rendre pour y disputer ma dernière course de la saison. Les sensations avaient été excellentes au cours de ces dernières semaines d’entraînement (période qui signifiait d’ailleurs la fin de ma collaboration avec Endurance Training Concept) et malgré une déconvenue malheureuse survenue en terres vosgiennes le 3 septembre dernier (symbolisée par un abandon sur le Triathlon XL de Gérardmer) je me savais en pleine possession de mes moyens. Il ne tenait qu’à moi de ne nourrir aucun regret à l’issue de cette ultime échéance…

Quel que peu éprouvé par le trajet ce n’est qu’en milieu d’après-midi que je rejoignais comme prévu Rudolph (Vernazza), Adrien (Boullier) et Guy (Hemmerlin) dans le centre de la cité aixoise. Ma mission première était alors de retirer mon dossard et je constatai déjà l’efficacité dont les bénévoles faisaient preuve (Triangle Events et Yves Cordier, forts de leur expérience dans l’organisation de manifestations sportives, n’auraient su commettre d’impair dans l’inauguration de celle-ci). Le hasard voudra que je me retrouve aux côtés de l’autre "Bianco" du jour au moment de m’enregistrer (un homonyme britannique dont je n’avais d’autre rapport que celui de partager la même passion). À peine le temps de parcourir brièvement le village des exposants qu’il nous fallait gagner l’hôtel pour mieux repartir dîner cœur de la vieille ville…

La journée de samedi se devait être placée sous le signe de l’entraînement (un peu), de la préparation des affaires (rapidement) et du dépôt de celles-ci. Rudolph et moi partions donc en direction du Lac du Plantain (situé à quelques dizaines de kilomètres) et nous découvrions une fois sur place un site tout simplement magnifique! La Provence nous offrait ce qu’elle semble proposer de meilleur et l’ensoleillement digne d’un mois de juillet me faisait oublier que l’automne tendait à s’installer en Lorraine. Après de timides coups de pédales et un footing en petite foulée nous déposions nos affaires dans un parc où la bonne humeur était de mise… Les bénévoles en charge aux différents postes se montraient appliqués et impliqués en plus d’être très sympathiques et tous les ingrédients semblaient réunis pour que la compétition se passe dans les meilleures conditions. La journée passait finalement très vite et l’heure de nous coucher ne tarda pas à arriver…

3h45min: le réveil sonnait à peine que j’étais sur le pied de guerre… On y était! Comme à mon habitude à l’angoisse de "me louper" se mêlait l’envie d’y être et de bien faire. La douche acheva de me sortir de ma courte nuit et j’avalais mon Gatosport en vérifiant mes différents sacs. La pluie ne cessait de tomber rythmant le va-et-vient perpétuel des balais d’essuie-glace de l’autocar et je préférais faire abstraction des trombes d’eau qui s’abattaient pour ne penser qu’à ma course. Je traduis cela comme un signe de la providence lorsque celle-ci s’arrêta net lorsque les portes du bus nous libéraient et alors que le jour peinait à percer nous nous empressions toutes et tous auprès de nos montures. À quelques mètres de moi un François Chabaud méticuleux (peut-être de par son statut de favori) s’affairait à vérifier son vélo dans les moindres détails alors que Sylvain Sudrie et Stéphane Poulat se voulaient plus décontractés. Je prenais le temps d’échanger quelques mots avec Benjamin Pernet (avec qui il était initialement prévu que je covoiture) et ce sont messieurs Marceau, Zamora, Faure et Cigana qui rejoignaient l’aire qui leur était réservée (la palme de la "déconn’" revenant à Trévor Delsaut qui aura su nous sortir quelques "perles" dont il a le secret). L’heure fatidique approchait…

À 7h40 les pros s’élancèrent en rangs serrés dans une eau assez fraîche. Rapidement les organisateurs nous invitaient à nous avancer et là tout s’enchaînait. 5 minutes à peine après ce premier coup de canon le départ était donné dans une précipitation évidente qui prit de court les quelques 1250 participants. Je n’aurais pas su m’échauffer ni même véritablement me concentrer et j’oubliais les coups distribués de toutes parts pour ne songer qu’à m’extirper du gros du peloton. J’arrivais rapidement à poser ma nager et à adopter un rythme convenable pour me positionner et à la mi-parcours je semblais emmener un joli petit monde dans mes pieds. Comme prévu j’attendais les 500 derniers mètres pour véritablement hausser le ton et reprenais ainsi 2 professionnelles. La sortie de l’eau se fit sans réelle difficulté et le long tapis qui nous menait jusqu’à l’aire de transition m’offrait la possibilité de doubler encore bon nombre de concurrents. Je sors "proprement" du parc quand j’entends le coach me hurler de ne surtout rien lâcher et c’en était parti pour 90Km tortueux sur un parcours d’une beauté inouïe aux difficultés connues.

Le premier tronçon "roulant" et la première difficulté passée que je reprenais Alexandra Louison (nous étions alors au Km 22). Le temps de jauger de son état de forme du jour et d’échanger quelques mots avec elle que je poursuivais mon effort (persuadé qu’elle me suivrait de près). Les toboggans incessants laissaient place au Col de Portes qui s’imposait comme le "plat de résistance" d’un menu pourtant consistant. Les pourcentages confirment le dernier conseil de Guy ("ça va casser de la fibre alors prudence") et il me fallait "débrancher" ce qui me sert de matière grise pour ne pas céder de terrain dans les nombreuses et longues descentes très techniques (beaucoup de chutes survinrent mais il ne m’était pas concevable de perdre ces places si chèrement gagnées). Je me "tirais la bourre" avec Alexandra qui m’avait rejoint au Km 44 et tantôt devant tantôt derrière moi (toujours à distance réglementaire) ce n’est qu’à l’entame de la dernière difficulté que je me refusais à la suivre dans son accélération (elle apprenait alors que les écarts avec la tête de la course se réduisaient). J’aurais géré cette partie de la plus belle des manières et c’est très satisfait que je posais le vélo dans un parc apparemment très "vide" (je suis alors dans les 100 premiers).

J’enfilai alors mes baskets pour entrer dans cette arène que formaient les barrières de sécurité autour desquelles une foule noire s’agglutinait. Aucune douleur ni raideur n’était à déplorer et je savourais cet instant privilégié. Le plateau télé (France 3 PACA) siégeant au beau milieu du carrefour et les encouragements du speaker accentuaient l’ambiance incroyable qui régnait alors… "Go go go Ju on ne lâche rien!": Guy était visiblement toujours dans les parages et j’arrivais à surmonter les nombreuses difficultés du tracé en me répétant que j’avais fait le plus difficile. Malheureusement, et malgré des jambes répondant aux moindres sollicitations, je ne parvenais pas à me "faire violence" et à franchir ce palier que constituaient ces 80% affichés en large sur le cadran de mon cardio. Je me complaisais dans cette fausse allure alors que c’était loin d’en être fini. Les nombreuses relances et les passages en sous-bois m’offraient l’opportunité de constater mon état de fraîcheur mais rien n’y faisait: peut-être voulais-je simplement "profiter pleinement du moment"?! RRRRRRR J’en finissais le sourire aux lèvres sur ce fabuleux Cours Mirabeau et je savourais l’instant.

Je sais alors que j’ai réalisé une course solide mais que cela ne suffira pas à m’envoler pour Vegas en septembre prochain. J’avais appris la veille que la course ne proposerait que très peu de "slots" (places qualificatives) et je me rendais le soir même à la cérémonie de remise des précieux sésames pour applaudir comme il se doit Adrien et Rudolph qui eux seront de la partie à Lake Las Vegas… J’aurais pris une satisfaisante 170ème place et de figurer à la 20ème position dans mon groupe d’âge m’autorise à croire en mes chances de participation à un championnat du monde très prochainement. Nous finirons la soirée à la "Heroes Night" organisée par IronMan France au casino de la ville et c’est des souvenirs plein la tête (et des lactates plein les muscles LOL) que je ne m’endormirai que tard dans la nuit…

Maintenant place à plusieurs semaines de repos complet (ordre du coach… le nouveau! HIHI) avant de retrouver le chemin de l’entraînement avec Francfort comme source de motivation et sous les couleurs du club que jamais je n’aurais du quitter (j’ai fait une expérience qui m’aura appris énormément notamment sur l’importance d’être entouré de ses "collègues" du TGV54)…

A très vite,
Ju.

PS: en lien les vidéos de ma course...

 

mysports.tv/default2.asp?e=IP11P&n=Julien+Bianco&r=252&nt_s1=&ct_s1=08:11:45&nt_s2=&ct_s2=08:15:55&nt_s3=&ct_s3=08:45:30&nt_s4=&ct_s4=10:00:00&nt_s5=&ct_s5=11:00:08&nt_s6=&ct_s6=11:02:23&nt_s7=&ct_s7=11:16:02&nt_s8=&ct_s8=11:30:35&nt_s9=&ct_s9=11:45:28&nt


11/09/2011

LOOK 596 IPACK à vendre...

posté à 19h04

A VENDRE:
cadre Look 596 Ipack (taille S, jaune/blanc/carbone)
+ groupe Shimano DuraAce DI2
+ pédalier Look Zed2 (plateaux Look Zed2 53*39)
+ pédales Look Kéo Blade Crmo
+ selle Fizik Arione Tri2
+ porte-bidons Xlab Super Wing + Gorilla
+ bidon avant TorHans Aérodrink 30 support compteur Garmin inclus)
+ cintre Pro Missile (plat)

Prix: 5'700€ à débattre (neuf: 9'890).
Cause: contrat avec distributeur BMC.
Etat impeccable (03/2011 / moins de 1,500Km).
Remise en main propre uniquement.

 


07/09/2011

Vends kit cadre Look 596 Ipack...

posté à 19h01

A VENDRE: €3'200.00
kit cadre Look 596 Ipack (taille S / noir, blanc & jaune)
+ pédalier Look Zed2 (avec plateaux Look Zed 53*39)
+ pédales Look Kéo Blade Crmo
+ porte-bidon Look Carbon (noir)
+ cintre Pro Missile (plat)

A VENDRE: €1,300.00
roues Zipp 808
+ boyaux Continental GP4000
+ cassette Shimano Dura Ace 12*27

+336 31 91 54 86

 


04/09/2011

DNF...

posté à 20h39

ou comment Gérardmer se refuse encore à moi!
Pour ma seconde participation à cet incontournable du calendrier de fin de saison j'avais à coeur de bien faire: outre les nombreux TGVistes (pratiquants et autres supporters) ayant fait le déplacement ma famille et surtout "ma chérie" étaient présents pour m'encourager.
Les semaines d'entraînement ayant précédé la course me confirmaient mes excellentes sensations (j'avais su bien récupérer de l'IronMan 70.3 d'Anvers) et j'étais impatient de revenir dans les Vosges. Conscient de mon niveau actuel je savais quoi espérer (dans des conditions "normales" de course et sauf imprévu) et j'avais trouvé là une source de motivation intarissable: gérer au mieux pour atteindre mon objectif personnel.
Alors que nous nous attendions tous à une météo "capricieuse" c'est sous un soleil de plomb que le départ était donné. Toujours aussi "spectaculaire" de par le monde s'élançant d'une même vague la natation aurait dû être la partie la plus "à ma portée". Et malgré un départ très rapide la "bastonnade" aura bel et bien lieu et je ne trouvais d'autre solution que de m'écarter de la meilleure trajectoire pour le regretter très rapidement. Une fois le "gros du paquet" étendu je nageais isolé et ne sachant réellement "faire la course": je ne prenais les pieds de personne et me retrouvais bien trop loin des bouées pour espérer faire un réel bon chrono. J'essaie malgré tout de revenir au contact sitôt la sortie à l'australienne passée et c'était un tout autre rythme que je savais tenir. D'avoir voulu m'épargner des coups inévitables m'aura coûté de précieuses secondes (minutes?) irrécupérables: première erreur...
Vint ensuite l'épisode de la transition ou comment confirmer la maladresse dont je sais faire preuve. Je saisis tout d'abord un premier sac (n°127) et gagne la tente pour me rendre compte du quiproquo (et m***e!): je ressors pour saisir le sac correspondant à mon numéro de dossard. Je rejoins la tente pour un second passage tout aussi fructueux: c'est bien mon sac (n°117) mais il s'agit de celui contenant mes affaires de... course à pied! Bien joué mon c**! Je vais alors remettre à sa place ce second sac pour enfin repartir avec le "graal": yesss! Inutile de préciser que les concurrents défilaient dans le parc alors que j'incarnais le "Pierre Richard" du jour et perdais encore un temps incroyable: seconde "boulette" du jour...
Je partais enfin à vélo conscient de ne pas être réellement "dans les temps" (par rapport à mes prévisions) et conscient surtout de devoir "gérer" mon effort pour ne pas trop souffrir au fil des kilomètres. Les consignes en terme d'allures, d'intensités et de stratégie à adopter avaient été clairement dictées par le coach la veille et je m'astreignais à une rigueur "militaire". Le "cardio" en guise tantôt de garde-fou tantôt d'indicateur d'une forme déclinante (plus la route s'élevait). La première boucle passe on ne peut mieux et je m'étonne d'être aussi sûr de moi et relâché dans des descentes finalement peu techniques et incroyablement salvatrices (la récupération ne saurait se faire ailleurs sur un tel parcours). La seconde me crédite de 4 bonnes minutes supplémentaires (comparativement à la précédente) et je savais que le 3ème passage ferait "mal". La température élevée et le caractère suffoquant de l'air rendait le bitume "collant": rester concentré sur l'objectif et continuer à mettre du rythme toujours en s'hydratant et en s'alimentant consciencieusement. Je rentre finalement dans le parc toujours en retard par rapport aux limites chronométriques que je m'étais fixées...
Là tout s'enchaîne: je pose le vélo, dégrafe mon casque puis ôte mes chaussures et c'en est fini pour moi! Il m'est alors impossible de poser le pied droit au sol encore de prendre un quelconque appui sur cette jambe. Je pense d'abord à une douleur éphémère et marche tant bien que mal jusqu'à la tente. Je ne savais pas faire un pas de plus et il n'était pas imaginable d'enfiler mes chaussures de course à pied tellement mon pied droit semblait avoir gonflé. Je reste assis puis couché de longues minutes avant d'insister mais après 400m parcours en boîtant et ponctués d'arrêts plus ou moins longs pour tenter de faire passer cette douleur je renonçais.
S'en suivirent alors de longs moments de solitude à ne savoir retrouver mes proches, "cloué" sur place et ressentant une douleur similaire au pied gauche. Nul n'aura su me dire à quoi a pouvait être dû et ce n'est que ce soir que les symptômes semblent avoir disparu... Possible hypothèse avancée: des chaussures de vélo trop serrées et la chaleur qui aura fait "enfler" mes pieds comprimant certains muscles de la voûte plantaire: hmmmouais...!
Un échec... cuisant! C'est certain. J'en sors déçu (biensûr) mais aussi et surtout conscient des erreurs que j'ai pu commettre (dans l'eau notamment) et du réel niveau qui est le mien à vélo. Il reste beaucoup de boulot et je dois dès à présent me reconcentrer sur l'ultime échéance de ma saison le 25 septembre prochain.
Merci beaucoup à mes parents (fidèles parmi les fidèles), à Cécile (qui accepte au quotidien ma passion) mais aussi à Alfred et Babette d'avoir été présents durant tout le week end. Merci aussi aux "collègues" du TGV54 qui me procurent toujours autant de joie chaque fois que je les retrouve. A Aix-en-Provence c'est (très) seul que j'irai essayer de ne pas finir mon année triathlétique sur un échec et tenter d'oublier cette course géromoise.
A très vite,
Ju.

 


22/08/2011

Droit de réponse...

posté à 21h43

…et autres "explications de texte".

Pour en revenir à mon dernier post sur ce blog (relatif à mes prochaines échéances, à mes envies "d’ailleurs" et aux décisions qui en découlent) et en bon "réac’" que je suis à la lecture du courriel anonyme qui m’a été adressé ce samedi je ne pouvais rester muet.

D’un naturel très communicatif et ouvert (mon esprit doit l’être tout autant je pense), j’apprécie toujours énormément de pouvoir converser et partager sur nombre de sujets. La création de ce blog découlait directement de ce besoin de partager sur ma passion et il n’est pas rare que tout à chacun y aille de son commentaire suite à un article mis en ligne (et c’est d’autant plus intéressant).

Aussi, et pour avoir pris connaissance avec stupéfaction du message qui m’avait été posté, c’est non sans envie d’argumenter que je me vis stoppé net: l’auteur n’avait pas jugé utile de s’identifier ni de laisser une quelconque adresse susceptible de recevoir une réponse de ma part. Dommage...

Enfin, et pour en revenir au fond même de sa remarque (pertinente s’il en est): je ne prétends aucunement avoir un niveau me permettant d’obtenir une quelconque qualification sans m’en remettre à certains désistements (des meilleurs athlètes de ma catégorie par exemple hihi). Je suis cependant conscient de mon niveau actuel et du travail réalisé durant ces 3 saisons (je ne savais pas nager avant octobre 2008 et je n’étais jamais monté sur un vélo autre qu’un BMX avant février de l’année suivante) pour apprécier aujourd'hui de la qualité de mes prestations en courses (notamment lorsque celles-ci ont fait l’objet d’une préparation longue et difficile).

Pour conclure je dirai donc à ce parfait inconnu que je suis totalement d’accord avec lui et qu’une 19ème place dans ma catégorie lors de l’IronMan 70.3 d’Anvers ne me vaudrait aucunement d’envisager de pouvoir m’envoler vers Vegas si nombre de mes "collègues" ne m’y autorisaient pas (en déclinant l'invitation)… J’irai aussi à Aix-en-Provence avec la ferme intention de bien figurer (à mon modeste niveau) et pouvoir ainsi espérer bénéficier de ce "roll down" si caractéristique sur ce format de course labellisée…

A très bientôt,
Ju.

PS: il est bien facile de "cracher son venin" en se cachant derrière une adresse IP… La nature de tes propos et le ton utilisé m'auront fortement déplu ceci étant.

 




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